Ce 20 février 2026, ce sont une centaine de personnes qui se sont rassemblées à la Cité Miroir pour la journée « Gender Panic au village – Résister aux campagnes anti-genre », organisée par la Coalition Genre.
Avec cette journée, la Coalition Genre souhaitait créer un moment de partage de savoirs, mais aussi prendre le temps de créer des liens inter-associatifs et partager ou imaginer des stratégies collectives de résistances.
C’est David Paternotte qui a lancé les hostilités, en présentant un état des lieux des campagnes anti-genre en Belgique à partir du rapport de 2024 qu’il a dirigé. Il est d’ailleurs disponible sur le site de l’IEFH. En trois parties, le rapport présente les campagnes anti-genre en Europe et dans le monde, puis se centre sur la situation belge, pour conclure sur le cas tout particulier de Bruxelles, capitale européenne qui permet une mise en réseau des organisations anti-genre.
La matinée devait ensuite se poursuivre avec une table-ronde pour évoquer les campagnes anti-genre à l’internationale : l’idée était de pouvoir partager des stratégies de résistances déjà éprouvées ailleurs. Suite à des changements de dernière minute, cette table ronde s’est finalement transformée en une assemblée générale, où les participant·es de la journée étaient invité·es à partager leurs expériences et leurs observations sur les impacts que les campagnes anti-genre ont déjà sur les lieux et dynamiques de travail, les publics ou les vies personnelles, ainsi que des premières idées de résistances collectives.
Ce moment a été riche de participations et nous espérons qu’il a permis de dépasser une certaine sidération, pour se mettre en action collectivement.

L’après-midi était consacré à des tables de conversation thématiques, animés par des collectifs de terrains, des personnes concernées et des associations partenaires. Le public était divisé en ces 7 groupes :
- Veille sur la Belgique réactionnaire – avec La Cible
- Masculinités – avec La Bonne Poire
- Réfléchir les impensés raciaux dans les thématiques LGBTQIA+ – avec Pixiels
- La transmisogynie : figure de proue des mouvements réactionnaires – avec TransFem Belgium
- Au nom des femmes : défaire les discours fémonationalistes – avec Elena Sciara et Emilie Rouchon
- Le Chant des sirènes anti-EVRAS : à la pêche à la rhétorique anti-genre – avec le Centre Louise Michel
- Outils intersectoriels face aux campagnes anti-genre – avec Astrid Murango
Pour ces tables, nous voulions passer de l’analyse à l’action, en parlant de veille collective, de partage de pratiques et d’outils existants, de récits à construire et de solidarités à renforcer.
Bien sûr, nous avons conscience que cette journée n’était pas parfaite, qu’il y a eu des angles morts et des représentations manquantes et qu’il existe d’autres cibles des campagnes anti-genres à visibiliser, mais cette journée se voulait être un point de départ à perfectionner, avec des suites à co-construire.

La Coalition souhaite remercier tous·tes nos partenaires et toutes les personnes qui nous ont aidées dans ce gros chantier ! Tout d’abord, merci à l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes sans qui cette journée n’aurait pas pu voir le jour.
- Un très gros merci aux membres et partenaires de la Coalition Genre ;
- à tous·tes nos collègues qui ont accepté d’être nos petites mains et nos gros bras
; - à David Paternotte, Archibald Gustin, Romain Biesemans, François Debras, Petra Meier et July Robert pour les échanges et les réflexions ;
- à Juliette Léonard pour la préparation et la modération ;
- aux intervenantes et intervenants de l’après-midi pour leur investissement : Pixiels, TransFem Belgium, La Bonne Poire, La Cible, Le Centre Louise Michel, Elena Sciara, Emilie Rouchon et Astrid Murango ;
- à Mai Yann Normant pour la très belle affiche de l’événement ;
- à D’Une Certaine Gaieté pour les enregistrements sonores ;
- au Reflektor et au Sauvenière pour leur accueil ;
On espère n’oublier personne, merci à tous·tes : votre aide, votre participation aux échanges et à la préparation étaient précieuses !
Enfin, merci à vous tous·tes, participant·es de cette journée.
Nous espérons que cette journée, comme nous le souhaitions, ne vous a pas plongé dans le désespoir ou dans l’immobilisme, mais qu’elle vous a plutôt motivé·es et préparé·es à vous engager activement dans des formes de résistances.
Surtout, nous souhaitons que cette journée ne soit qu’une étape, un point de rencontre afin de poser les bases d’une coordination qui se poursuivra après. Les suites sont entre nos mains à tous·tes et ce sont elles qui continueront à donner du sens à cette journée : en maintenant le contact entre nous, en partageant nos ressources, en poursuivant les groupes de travail intersectoriels et en nous soutenant mutuellement, au-delà de nos terrains et thématiques privilégiées.
